« WAAAAAW tu vas en Australie ? » c’est vrai que ce pays fait rêver beaucoup beaucoup de gens. Toutes les personnes qui en reviennent sont métamorphosés et ne nous en disent que du bien. On savait bien avant d’y entrer que le choc culturel ne serait pas au rendez-vous, ça reste un pays « occidental », mais le plaisir s’est trouvé ailleurs.
Faut savoir que l’Australie compte quelque chose comme 7000 plages, mais pour se baigner il faut être sûr qu’elles ne sont pas infestées par -au choix-, les méduses, les crocos ou les requins. Si on veut se balader dans le bush, il faut faire attention aux araignées (demandez à Pierrot) ou pire, aux serpents. Sur la liste des serpents les plus dangereux au monde, je crois que le pays en compte une douzaine (et dans les premiers je vous prie)… Si on fait de la plongée ou du snorkelling, c’est des poissons ou des coraux qu’il faut se méfier – surtout ne toucher à rien. Bref, ce pays a l’air d’être tout sauf accueillant, et quand on lit ça, on n’a qu’une envie, éviter cette partie du globe (même si c’est le jeu ma pov Lucette).
Pourtant, toutes les 4 minutes et 8 secondes, le pays gagne un nouvel immigrant. Pourquoi tant d’intérêt ?
Nous l’avons rapidement compris. Le territoire est très grand et offre une grande variété de paysages (continental, désertique, tropical…) qui changent rapidement au fil des kilomètres parcourus. C’est d’ailleurs très drôle de se promener dans un arrière-pays qui ressemble à chez nous, de s’imaginer en France, et de voir un perroquet multicolore ou kangourou écrasé. Nos trois étapes (Darwin et Kakadu, le Centre Rouge et la côte Est) nous ont permis de découvrir de nombreuses facettes du panorama australien.
Les Australiens sont fiers de leur jeune pays. Certes, ils sont conscients que leurs villes ne sont pas aussi belles que les villes européennes, mais ils savent que les paysages sont superbes et que l’atmosphère qui s’en dégage est différente. Ici c’est plus « relax », y’a pas ce stress ambiant du métro-boulot-dodo parisien. Les travailleurs nous l’ont confirmé.
Pour celles qui pensent que les jeunes Australiens sont tous des magnifiques surfers taillés en V, c’est une erreur. En les caricaturant un peu, ce sont des mecs qui prennent des pilules pour avoir des gros bras et qui se promènent en marcel même quand il fait froid (« La plage ? c’est par là ! »). Ils ne sont pas beaux, mais sont toujours moins moches que ceux qui passent leur temps au McDo. Après tout, ce sont des descendants d’Anglais, et les Anglais ne sont pas les Européens les plus sexys (oui, je sais, vous avez toutes un contre-exemple). En ce qui concerne les nanas, beaucoup subissent les méfaits de la junkfood (et ça se voit) mais par contre on a croisé un nombre incroyable de femmes magnifiques à Sydney. Mais il paraît que je suis plus belle que toutes (c’est ce que dit mon homme, qui n’est peut-être pas très objectif, ou peut-être pas très honnête).
En parlant d’honnêteté, on ne se remet toujours pas de la confiance que font les Australiens à leurs congénères. Impossible d’imaginer un self-service de fruits et légumes en France sans vendeur ou caméra de surveillance. Parfois au resto on nous demande ce qu’on a mangé avant de rédiger l’addition. On aurait presque envie de dire « une salade et un verre d’eau » pour réduire la facture. Ils sont d’une gentillesse et d’une prévenance extrêmes.
On a croisé un grand nombre de retraités sur les routes. Ils achètent une caravane, un camping-car ou un même bus qu’ils aménagent et font le tour de l’Australie pendant leurs vieux jours. Le pays est tellement grand que ça leur permet de voyager tout en restant au soleil, quelque soit la saison. Les aires de repos sont propres et fonctionnelles, avec des barbecues au gaz, des toilettes et douches. Ca rend le voyage un peu plus confortable. Quand on voit l’état des aires d’autoroute en France, ça fait un peu rêver. Mais faut dire aussi que si des barbecues étaient installés en France, ils seraient tout le temps dégueulasses, car on n’a pas le même respect des autres (et de soi ?) dans notre cher pays.
En bref, nos 6000 kilomètres de vadrouille ont été un pur bonheur grâce à la beauté et la diversité des paysages, à de très belles rencontres et un pays, finalement, très accueillant.
Commentaires
Par contre j me demandais si les requins et crocos appréciaient vraiment la barbaque junk foodée...
Ça doit bien faire 6 mois que vous êtes en vadrouille!
J'ai bien l'impression que vous vous éclatez. Continuez... j'ai quand même hâte de revoir vos sales tronches devant une bonne bouteille