Hi mates !
On vient de décoller, le Boeing 777 dernier cri dans lequel nous nous trouvons nous emmène tout droit à Nadi aux îles Fidji. J’écoute l’album « Blonde on Blonde » de Bob Dylan, qui me fait penser à mon père ayant très certainement les mains dans la bouche (sale ?) d’un de ses patients !
L’Australie est déjà derrière nous, on y a passé 7 semaines et conduit plus de 6 000 bornes. On porte à nouveau nos sacs sur le dos, notre passeport va se garnir d’ici quelques heures d’un nouveau tampon d’une douane que nous n’avons jamais encore franchie… l’aventure continue !
C’est donc à mon tour de vous conter ces derniers jours passés en Australie entre Byron Bay, ville côtière appréciée des backpackers et des surfeurs, et Sydney, au fameux opéra, emblème de l’Australie.
So, let it go!
Samedi 18 Septembre, Byron Bay
Après une soirée en compagnie de Rachel et d’Olivia, suivie d’une courte nuit dans notre van favori (le nôtre quoi !), on retrouve au petit matin nos amies British dans leur camping. Pour nous c’est l’occasion de partager le premier repas de la journée en leur compagnie mais surtout (sorry guys !) de profiter du confort des lieux et notamment des sanitaires. Ces petits malins d’Australiens ont bien compris que ces vilains backpackers que nous sommes profitent, sans régler la nuit, des douches des campings. Ils ont donc, sur cette cote plus touristique qu’ailleurs, verrouillé les portes d’entrée ne permettant qu’aux résidents munis d’une clé d’y pénétrer. Les filles qui sont en tente doivent loger dans des campings, on profite donc de leur précieux sésame !
C’est notre dernière journée avec elles, elles veulent poursuivre leur route vers Sydney en longeant la côte. Nous, c’est l’arrière pays et l’Australie plus rurale qui nous attire.
Après une belle balade ensoleillée le long d’une cote escarpée de Byron Bay, battue par une mer déchainée, nous partageons notre dernier déjeuner ensemble et nous nous disons au revoir avec tristesse. C’est qu’on les kiffe bien ces deux p’tits bouts d’femme.
En fin d’après midi, après quelques heures de route, on quitte la côte pour démarrer notre progression dans les terres. Six cents kilomètres nous séparent désormais de Sydney. La fatigue se faisant ressentir, on s’arrête diner et dormir sur une aire d’autoroute. Derrière la station service, une parcelle de pelouse de la taille d’un terrain de football se propose à nous pour passer la nuit. Il fait sombre, j’avance plein phares et nous découvrons pour la première fois de notre séjour une véritable horde de kangourous broutant leur repas. Il y en a de toutes tailles dont un immense, musclé tel un haltérophile roumain. Il m’impressionne, je ne m’approche pas plus près.
Note : Durant notre séjour nous aurons rencontré bien plus de kangourous sur le bord de la route, écrasés, que vivant ! En moyenne on en a dénombré une dizaine par jour… morts !
Dimanche 19 Septembre, nothing but rain!
Malheureusement le temps est maussade aujourd’hui. Il pleut toute la journée, la visibilité est réduite et les sentiers de randos quasi impraticables. Alors on roule, on roule dans cette Australie profonde sans s’arrêter et sans profiter du bush. Ici, on ne croise plus de campervan, les backpackers sont restés sur la côte.
Une fois de plus on dormira dans un camping gratos mais sans douche. Ce soir, on se sent vraiment crade !
Lundi 20 Septembre
Mince, je ne me rappelle pas de ce qu’il s’est passé ce jour-là… l’Alzheimer me guette. Toujours est-il que cela ne devait pas être bien passionnant. J’imagine la journée off avec un réveil tardif, un petit déjeuner en prenant son temps, quelques minutes passées sur le web à répondre aux nombreuses sollicitations de nos fans ( J ), quelques bornes ajoutées à notre compteur et la journée est finie !
On est en vacances, le repos est conseillé !
Mardi 21 Septembre, La Hunter Valley
Cette journée là, je m’en rappelle parfaitement. Notre objectif du jour, se rendre dans l’une des principales régions viticoles d’Australie, la Hunter Valley. Ici, ils font du pinard depuis des décennies et il est censé être bon… on va bien voir !
Par chance (sinon on aurait mal fini) on arrive dans cette superbe vallée en fin d’après midi. On rentre dans un de ces nombreux domaines viticoles, les belles voitures garnissent le parking, notre campervan fait tache, je fais tache. Je rentre dans la propriété pour démarrer la dégustation en pantalon et chaussure de rando (je ne vous raconte pas la touch !). Certes mon sac à dos ne fait plus que 10 kilos après en y avoir retiré le superflu mais j’ai toujours aussi honte de me déplacer en godille dans les endroits où un certain « dress code » est attendu. Parfois, mes fringues de ville me manquent.
Allez, m’en fous, j’vais boire deux, trois verres, et ne plus penser à cela ! Deux, trois… tu parles ! Le patron des lieux, super sympa, nous fait gouter bouteille sur bouteille et c’est avec plaisir qu’on découvre les Shiraz et Merlot-Cabernet que ce viticulteur produit.
Il est déjà 17h, on ne perd pas un instant pour nous rendre dans d’autres domaines et ainsi continuer la découverte des vins de la région. On teste d’autres rouges, des blancs plutôt bons et même du champagne puis encore des vins rouges.
Plus tard, j’ai réussi à faire la cuisine à Manue…
Note : On s’endort seuls en haut d’une colline dominant les champs de vignes. Personne aux alentours, le panorama est magnifique, on est bien.
Mercredi 22 Septembre, Blue Moutains J1
Aujourd’hui nous partons en direction des Blues Mountains, montagnes situées à quelques dizaines de kilomètres de Sydney qui doivent leur nom à la brume bleutée provenant de l’évaporation des eucalyptus.
On quitte la Hunter Valley ensoleillée pour rouler pendant deux cents kilomètres sur la Pitty Road, une magnifique route sinueuse changeant radicalement des paysages que l’on a pu avoir ces derniers jours. On croise, comme à l’accoutumée, tout un tas d’animaux écrasés sur le bord de la route et on manque de rentrer dans un varan d’un bon mètre de long se prélassant sur la chaleur du bitume, lui bien vivant. Ici, c’est sauvage, pas grand monde sur la route, pas âme qui vive, pas le moment d’avoir un problème mécanique. Je jette un œil inquiet sur ma jauge d’essence puis me rassure lorsque je vois une pancarte m’indiquant une station service toute proche.
Mais l’oasis tant attendue se révèle avoir brulé ces derniers jours. Je rentre dans la réserve du van en m’enfonçant toujours plus dans ce parc national….on le sent mal, on s’imagine déjà mangeant du kangourou écrasé au feu de bois en attendant les secours! Je ne regarde presque plus le paysage mais le tableau de bord lorsque, par chance, une station nous accueille….en parfait état celle-là ! Sauvés !
Quelques heures plus tard nous rentrons dans les montagnes. Pourtant surprise, les Blue Mountains ne sont absolument pas des montagnes au sens propre mais plus une série de canyons remplie de végétation. Par contre cette couleur bleue, saisissante, est bien présente et apporte un côté mystique aux lieux.
On décide de passer la nuit dans une petite ville nommée Katoomba. On rencontre deux Australiens d’un certain âge tenant un magasin de bouquin d’occaz. On sympathise et passe un moment avec eux à discuter de notre voyage, de leur histoire. Plus tard, Manue et moi nous faisons plaisir et allons diner au resto. Non, pas au McDo mais bel et bien au restaurant. Cela fait maintenant un mois que je rêve de gouter aux viandes du pays et c’est grâce à un steak de kangourou que je m’y essaie… délicieux !
Jeudi 23 Septembre, Blue Montains J2
On passe la journée dans la ville puis dans les alentours à aller voir les superbes points de vue que proposent les Blue Mountains. Le ciel est dégagé pourtant il fait froid. On part marcher sur un sentier accolé à un précipice, à flanc de montagne (enfin de canyon). C’est le monde à l’envers, Manue a le vertige et me laisse poursuivre seul.
La journée est agréable, on décide de la finir en beauté en retournant dans un p’ti resto déguster un bon plat arrosé d’une bonne bouteille. Pour moi ce sera « Beef and Guiness pie », un régal !
Vendredi 24 Septembre, Byebye notre van
Il est temps de filer sur Sydney rendre notre van. Après vingt neuf jours de bons et loyaux services il va nous manquer, nos épaules vont devoir se re-frotter à nos sacs.
4 400 000 personnes peuplent la ville la plus connue d’Australie. On accède avec quelques difficultés au centre de Sydney, la conduite en mégalopole ne me manquait pas le moins du monde. On trouve un backpackers pas (trop) cher pour passer les 3 prochaines nuits et on contacte mon pote Laurent qui vit en Australie depuis 4 ans et que je n’ai pas vu depuis bien longtemps.
Laurent nous donne rendez-vous dans un bistrot de la City que je n’espère pas trop chic vu mon accoutrement. Et, comme c’était à prévoir, au « Art House » tout le monde est bien sapé ! Sois trendy, sois chic mais pas pouilleux comme moi. Manue s’en sort un peu mieux, elle s’est acheté des nouveaux t-shirt cette semaine et parait plus « civilisée » que moi, j’aime me noyer dans la masse.
Le reste de la soirée, je ne peux vous en parler tellement la bière a coulé à flot. Ce qui est sûr, c’est qu’on s’est bien marré !
Note : J’ai été ravi d’apprendre le lendemain que mon pote ne se rappelait pas plus que moi de notre escapade nocturne… heureusement qu’encore une fois Manue a fait office de mémoire !
Samedi 25 Septembre, Sydney J1
Réveil difficile mais Manue est au taquet donc je dois suivre. Aujourd’hui il fait beau et bon, on part à l’assaut de la ville. Et on marche, on marche….
On passe par la City pour accéder à la fameuse baie de Sydney qui tient toutes ses promesses. Qu’il doit faire bon vivre ici. La ville est littéralement brisée en deux par une baie immense où certains citadins s’adonnent à la voile tandis que d’autres se prélassent sur les plages. L’opéra moderne, dominant ce décor, est majestueux. Le harbour bridge, plus âgé, équilibre les lieux.
On flâne, on rencontre cette population cosmopolite des quatre coins du monde venue créer une nation dans la diversité. Qu’on est loin de notre vieille Europe !
Dimanche 26 Septembre, Sydney J2
Début Mai, les baleines « Humpback » (ne me demandez pas la traduction) quittent les eaux glacées de l’Arctique pour mettre à bas dans les eaux plus chaudes du Nord de l’Australie. En Août/Septembre, elles font le chemin inverse, longeant les terres, pour regagner des eaux riches en nourriture. On décide avec Manue de partir faire un tour en bateau pour aller à leur rencontre.
La balade nous permet de sortir de la baie et de découvrir les alentours. Le soleil présent n’a pas besoin de nous éblouir tant la côte est belle. Puis on aperçoit les cétacés, énormes et majestueux. Certains s’accordent même quelques cabrioles aux abords de notre bateau, la nature est belle !
Plus tard, on se rend dans le quartier de Bondi Beach, sans trop d’intérêt, si ce n’est la possibilité de partager un dimanche avec les habitants de Sydney et voir les skateborders et surfers s’adonner à leur sport favori.
On finit cette belle journée par un diner chez Laurent et sa compagne Elodie. Demain on décolle tôt pour les Fidji ce qui nous oblige à nous lever aux aurores. Pourtant on reste bien tard chez eux, ils ont tout bonnement mis les petits plats dans les grands pour nous faire plaisir, conscients du peu de « confort » dont nous bénéficions, et on se régale. Bonne compagnie, bon vin, belle table, appartement chaleureux, on se croirait presque chez nous. On est même invité à passer chez eux nos deux nuits de retour des Fidji avant d’embarquer pour l’Amérique du Sud…. on a sûrement pas refusé !
Note : Non Elodie, ton crumble n’était pas trop farineux !!!
Lundi 27 Septembre, direction Fidji
Il est 5h30, on se réveille en catastrophe, on sort de leur sommeil par la même occasion nos compagnons de dortoirs. On n’a pas entendu notre alarme, on doit être dans 30 minutes à l’aéroport. On loupe la navette de la youth hostel et hélons un taxi.
On arrive de justesse pour l’embarquement… c’est décidément pas de tout repos les vacances !!!!
PS : Je dédicace ce piètre texte à mon ami Geo dont mon amour pour lui est inversement proportionnel à mes talents d’écrivains. Bon anniv ma poule !!!!
Commentaires
enjoy Fidji ;)
Bisous profitez bien des îles fidji.