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Écrit par Manue, depuis Lombok
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Mardi, 03 Août 2010 03:47 |
Mercredi 21 Juillet, arrivée sur Bali
A peine descendus du ferry, nous nous dirigeons vers la station de bus afin de rejoindre la petite bourgade tranquille de Pemuteran, connue pour sa proximité avec le parc national maritime du Nord-Ouest de Bali. Les garçons nous négocient une piaule pas chère dans une guesthouse avec piscine et vue sur la mer : les prochains jours s’annoncent top.
C’est l’occasion pour nous d’ouvrir la première bouteille de vin rouge que François et Juliette nous ont rapportée de France, et la dégustation au bord de la piscine ne manque pas de charme.
Jeudi 22 Juillet, Pemuteran
On se réveille, on profite de la piscine, on joue à la belote, on boit une bière, on mange dans un boui-boui, on négocie la sortie snorkelling du lendemain, on se couche.
Vendredi 23 Juillet, snorkelling
Nous voilà prêts pour l’excursion de la journée. Visiblement nous ne serons pas les seuls à profiter des coraux et des petits poissons : c’est pas très grave.
On nous parque dans un mini bus puis dans un bateau et nous voilà dans l’eau, équipés d’un masque et d’un tuba, les poissons n’ont qu’à bien se tenir !
On barbote et Pierrot surgit de l’eau en hurlant. Je me suis dit « oh non, encore un serpent (cf le snorkelling en Thaïlande) ». Pas du tout, il crie « Tortue ! Tortue ! ». On espérait tellement en voir une ! Et celle là ne nous déçoit pas, elle fait plus d’un mètre de long et se repose à 8m au-dessous de nous. On l’observe, on plonge, et puis elle se déplace. Alors on la suit, et elle va de plus en plus vite : hors de question de la perdre de vue. On palme, on palme, je la talonne, je suis à un mètre derrière elle, elle remonte prendre sa respiration et redescends dans les fonds. Magnifique ! Pierrot plonge alors et n’est qu’à quelques centimètres d’elle. Un grand moment pour nous !
Après un en-cas sur le bateau, on refait une plongée, moins impressionnante malheureusement, mais tout de même bien sympa.
Au moment où nous devons rentrer au port, le pilote du bateau accroche nos sacs pour les protéger, mais de quoi ? Ah oui d’accord, on a du retard, il fonce dans les vagues : on s’en prend plein la figure, on est rincés mais hilares.
Nous buvons un verre de rouge à la santé de la tortue au bord de la piscine, elle nous a fait rêver!
Samedi 24 Juillet, vers Ubud
Un Indonésien squatte dans l’enceinte de la GH et depuis le début il nous propose toujours des trucs (plongée, taxi, minibus) à des prix exorbitants : le genre de mec qui pose des questions juste pour essayer de te refiler quelque chose sur lequel il se fait une commission de bœuf. Forcément, le dernier matin sur Pemuteran, ça a clashé avec Pierrot, qui lui a sorti son traditionnel : « You, you are not good ».
C’est donc dans une ambiance de folie qu’on a quitté Pemuteran pour rejoindre Ubud. Nous avons sillonné la côté Nord en bus, nous avons longé le Mont Batur… je me suis fait un ami qui nous a aidé malgré lui pendant nos négociations pour le bus public (on nous demandait 40000 roupies par personne, le prix normal étant dix fois moindre…), et nous avons appris quelques mots d’indonésien, ça faisait bien rire les locaux. Maintenant Juliette maitrise l’art des nombres (peut-être parce qu’elle est prof de maths ?), ce qui nous aide bien dans nos négos.
Après quelques 7h de bus nous arrivons dans une rue jonchée de magasins tels que Vuitton ou D&G. Des touristes partout, plein de pépettes en petites robes. Visiblement, on est arrivé à Ubud. Le temps est maussade, l’humeur aussi. Qu’est ce qu’on fait là ? On galère pour trouver une GH, et on emménage finalement chez Putra, un Indo avec une super bouille, qui nous fait un bon prix. On est au milieu d’un poulailler et pas loin d’une mosquée : on va bien dormir…
On se décide tout de même à se promener un peu dans la ville. Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas vu autant d’occidentaux, et les « taxi ? taxi ? » à chaque coin de rue nous dépriment. Heureusement on se console dans un resto sympa au bord d’une rivière. On verra bien demain ce que nous réserve cette ville, dont notre première impression ne s’avère pas fameuse.
Dimanche 25 Juillet, Ubud
Le temps est toujours aussi triste, nous ne sommes toujours pas convaincus. On s’aventure tout de même et on tombe sur un concours de danse traditionnelle balinaise. Je m’attendais à un truc genre Polynésie, sourire et mouvements gracieux, mais c’était pas vraiment ça. Ca restait tout de même très beau (les costumes sont vraiment superbes, et le maquillage impec) et vraiment authentique.
Juliette n’étant pas très en forme, elle a préféré rentrer à la GH se reposer. Lorsqu’il a commencé à pleuvoir, j’ai fait de même, laissant ainsi François et Pierrot passer l’aprem en amoureux dans les rizières. Juliette et moi avons papoté et mangé des gâteaux accompagnés d’un café en remplissant des mots croisés. Ca faisait tellement longtemps que je n’avais pas passé une après-midi « de fille » !
François est tombé sur une ancienne collègue de prépa et de son homme, on boira l’apéro avec eux demain. Le rafting pour demain est booké, en espérant que le temps s’améliore !
Lundi 26 Juillet, Ubud
En route vers le rafting ! Le chauffeur nous annonce 45 minutes de route jusqu’à la rivière, mais on est en Asie et on leur fait pas confiance sur ce point là, à juste titre ! Il était complètement perdu, et a dû demander son chemin 5 fois aux locaux. Finalement notre trajet a duré plus de deux heures…
Nous sommes équipés et c’est sous la pluie que nous faisons notre descente. Il y a beaucoup de rapides, et un excellent panorama plein de rizières et de cascades (des vraies, celles là, pas celles qu’on essaie de nous vendre partout). Nous sommes ravis !
Nous rentrons sur Ubud, on fait quelques magasins pour trouver des tongs et on passe à côté de la forêt des singes. L’entrée est payante, il pleut. Pierrot et moi sommes sans poncho, on préfère rentrer et on croise quand même quelques singes aux abords du parc. Juliette et François arrivent peu après, déçus par leur ballade. Nous finissons la soirée avec les amis de François.
Note : Nous sommes passés par une « pharmacie » pour acheter des anti-inflammatoires, et lorsque Pierrot a demandé le prix, la vendeuse nous a répondu « it’s ONLY 30 ». Ce « only » nous a permis de comprendre que même les médocs se marchandent... Pierrot ne s’est pas gêné pour négocier !
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Commentaires
Un petit coucou de Colombes.
Bien à vous
Patrick
Bonne continuation a vous!
Votre commercial favori
Marie