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Écrit par Pierrot, depuis Bali
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Dimanche, 25 Juillet 2010 12:12 |
Dimanche 11 Juillet, L’arrivée en Indonésie
Bien arrivés à Jakarta, atterrissage parfait, passage de la douane « fingers in the nose ». On n’y croyait plus ! Après nos mésaventures à l’aéroport de Kuala Lumpur on pensait bien être chatouillés par l’immigration indonésienne, il n’en n’est rien.
On est content de repartir, de reprendre la route et le voyage. Et d’emblée Jakarta nous rappelle à notre exode loin d’occident. La ville grouille de vie, le bordel des transports y est incessant, la pollution en plus. On gagne notre guest house après avoir sympathisé avec une Slovène un peu perdue, loin de ses repères européens.
Diner local, en conclusion du repas on s’accorde à dire que la ville ne vaut pas grand-chose, on part demain ! On rencontre deux indonésiens qui nous proposent un bon plan pour rallier notre prochaine étape, on les écoute, on ira donc demain chercher un mini van local après avoir retiré des roupies indonésiennes.
Lundi 12 Juillet, encore des soucis…
Check out 10h, direction la banque, puis la station de bus. 10h30, grâce à des pavés défoncés je me foule méchamment la cheville et m’étale lamentablement par terre sous le regard amusé des locaux. On repart, on a besoin de cash. Après une puis deux puis cinq banques faites, on arrive à l’évidence que ma VISA d’urgence ne marche pas ici. On s’installe dans un bistrot, le tenancier nous permet d’appeler notre banque pour un transfert d’argent urgent. Il est 15h30, le transfert est fait mais les banques sont toutes fermées ici. On patiente donc jusqu’au lendemain pour nous re-enrichir et quitter la capitale !
Mardi 13 Juillet, vers les volcans de Java
Ce coup ci c’est bon ! Pour assurer nos arrières on a demandé 500 euros. On récupère nos cartes dans moins d’une semaine mais sait on jamais. On change nos plans et décidons de partir en train pour Bandung d’où on pourra gravir nos premiers volcans.
L’ile de Java est une des 10 000 iles volcaniques de l’archipel d’Indonésie. En constante activité, la terre rappelle sa supériorité régulièrement aux habitants. Il y a deux ans un terrible séisme avait frappé Sumatra et en 2006 l’archipel était à l’origine du fameux tsunami.
Après quatre heures de bus, nous arrivons à Bandung, une ville asiatique comme tant d’autres… sans grand intérêt ! On part demain à l’assaut du volcan Tangkuban Perahu.
Note : Au marché de Bandung, on pouvait acheter de drôles d’animaux de compagnie : des serpents de toute taille et des… opossums !
Mercredi 14 Juillet, Le volcan Tangkuban Perahu
Ca fait du bien de se retrouver à nouveau au beau milieu de nos potes asiats. On prend un bémo, petit van local permettant de se rendre un peu partout, on fume dedans, on blablate avec les indos, on est bien !
On arrive au pied du volcan, on essaie de nous extorquer bien trop d’argent pour nous monter en voiture et c’est un policier, nous voyant faire de l’auto-stop, qui nous prend gentiment dans son pick up déglingué.
Le site est moyen, bien triste en comparaison avec le volcan de la Soufrière, en Guadeloupe, que j’avais pu monter en fin d’année dernière. Des vendeurs à droite, à gauche, on s’enfonce dans la jungle pour aller découvrir un second cratère plus tranquille. Ca empeste le soufre mais on s’y sent mieux !
L’après midi, on quitte Bandung droit pour une nouvelle étape : Garut.
De cette petite ville en hauteur, on pourra partir tôt le lendemain matin pour affronter l’un des plus dangereux volcans de Java : le Papandayan. On arrive tard, après que notre bus local ait rendu l’âme. On trouve une petite piaule. La particularité de cette ville est ses eaux chaudes. Dans notre petite chambre sans confort on trouve une baignoire alimentée en continu par les eaux chaudes du volcan….on se jette à l’eau !
Jeudi 15 Juillet, Le volcan Papangayan
Grosse, très grosse journée aujourd’hui. Ce soir on doit se rendre à Jogyakarta, à plus de 500 km, pour réceptionner mes potes François et Juliette qui viennent passer 6 semaines en Indonésie dont plus de trois avec nous. Avant cela on doit monter le volcan qui est à 30 bornes, reprendre nos sacs à la guest house, filer à 3 heures de là prendre le train qui nous mènera au bout de 5 heures de voyage à Jogya.
On commence par prendre 4 transports locaux différents pour nous rendre au pied du volcan. De là, on trouve deux p’tits motards qui nous montent jusqu’au cratère du volcan. On est seul, ça change d’hier ! A l’entrée du site, une gentille demoiselle me fait comprendre qu’ils n’ont plus de souche de ticket et que donc on devra revenir cet après midi pour accéder au cratère ! Allez, te casse pas, prend nos sous, ne me donne pas de ticket et mets notre argent dans ta poche…
Le cratère est impressionnant, rapidement, sans faire attention, on peut se retrouver au milieu des fumées de souffre et suffoquer.
Quelques heures plus tard et un bon paquet de transports en commun, on arrive en gare de Jogyakarta. 2h du mat, on se couche, éreintés par notre journée de 20h.
Note : La crise économique de 1998 en Asie a fait très mal aux Indonésiens et le chômage a grimpé en flèche. Du coup, chacun cherche des petits boulots pour s’en sortir. Dans chaque moyen de transport que l’on prend, à différents stops, des troubadours emplissent le bus du son sortant de leur guitare, tendant un paquet de chips vide pour faire l’aumône.
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Commentaires
Surtout maintenant que vous êtes sulfurisés à vie!
Si je m'ennuie pendant mes congés, je vous rejoins! Je sais pas ou, mais j'y vais!
Merki pour les cartes!!!
Merci pour cette petite évasion :=)
et l extraction du souffre...vraiment impressionant!
Terima kasi comme on dit.
greetings from pekin
Fais gaffe, c'est des dingues la bas!!!!