Écrit par Pierrot de Kuala Lumpur, Malaisie   
Vendredi, 02 Juillet 2010 11:55


Salut à tous,


Je prends la relève après la dernière  longue et belle news qu’a publiée Manue.
Déjà 3 semaines que nous sommes au Vietnam et nous consacrons ces derniers jours à la visite de deux sites non loin d’Hanoi : Tam Coc et la fameuse Baie d’Halong.


Samedi 26  Juin, on quitte les montagnes

C’est au petit matin que nous disons au revoir à nos hôtes de Babé. On sera resté deux jours complets chez la famille de Tang, il est le temps de filer pour gagner Tam Coc. La journée s’annonce longue.

Douk doit nous déposer à la gare de bus d’Hanoi. Ainsi nous le remercierons et nous prendrons le bus pour rallier notre prochaine étape : Tam Coc. La semaine a été excellente mais bien fatigante, on roupille tous pendant les 6 heures de trajet en 4x4 en direction de la capitale Vietnamienne. Et c’est un brouhaha et un bordel incessants qui nous attendent à  la gare de bus. Une gare comme je n’en avais jamais vue. Il faut slalomer entre les bus qui partent aux quatre coins du pays pour gagner le nôtre.

Deux heures plus tard, loin de l’atmosphère lourde d’Hanoi, nous arrivons à Tam Coc, petite bourgade en pleine campagne bien connue des Viet’s pour ses pics de calcaire jaillissants de la terre. Sur les conseils de Jacques, nous nous rendons dans une guest house bien sympa tenue par une Viet parlant couramment français en ayant fait ses classes en transportant sur sa barque des touristes venant visiter Tam Coc.

Malgré la fatigue on décide de prendre des vélos pour se balader dans le village. Sympa mais sans plus, on a le droit d’admirer un joli chien grillé sur l’étal d’une marchande. Miam, miam ! 


Dimanche 27 Juin, Tam Coc


Les touristes se rendent à Tam Coc pour principalement (exclusivement ?) monter sur une petite pirogue et se faire trimbaler, à côté de leurs semblables, sur les cours d’eau pour admirer les montagnes sortant de terre. Les Viet’s, pas cons, en profitent pour se poster sur le parcours et proposer tout un tas de saloperies à acheter : eau, ombrelles, gâteaux,… la balade n’a alors plus trop de charme.

On décide donc de ne pas participer à cette mascarade et on se balade par nos propres moyens avec des vélos prêtés par Loan, la tenancière de la guest house. Il est 11h, on démarre, le soleil tape très fort, le mercure nous indique 39°C. En France une telle température est chaude mais pas insupportable. Ici, elle l’est car aux degrés Celsius il faut ajouter un taux d’humidité à vous faire suer de tous vos pores ! Mon père qui voyage de longue date me dit qu’il na jamais autant sué de sa vie (son joli t-shirt Ho Chi Minh ressemble à une serpillère en quelques minutes).

La balade est superbe, pas un chat mis à part quelques locaux qui tentent de nous attirer dans leurs antres pour boire un coup avec eux, mais sans succès. Au bout de quelques petites heures on abandonne, terrassés par le climat. L’ombre de la tonnelle de notre gîte nous aide à récupérer !

Note : Ici, il n’y a du courant qu’entre 21h et 7h du mat. La clim ne fonctionne donc pas la journée. Une des personnes travaillant dans l’hôtel me dit avoir une super idée pour m’aider à attendre les 21h salvatrices et le démarrage de la clim: Il me monte, dans ma chambre, un ventilateur … électrique !


Lundi 28 Juin, deuxième tentative

C’est décidé aujourd’hui on se lève tôt pour profiter de la fraîcheur (c’est vite dit) matinale. On démarre notre balade à vélo à 8h. Nous arpentons des sentiers au milieu des rizières, nous voyons les locaux à l’œuvre, cette promenade est bien sympa. A 11h, la chaleur a de nouveau raison de nous. On finit la journée à se prélasser à l’ombre, un bouquin à la main, une serviette dans l’autre pour s’éponger.

On rencontre deux Français de Lyon partis il y a peu de France. L’un d’eux décide de nous tenir à jour sur l’actu de notre pays. J’apprends l’existence de Zahia, des notes de frais ministérielles exorbitantes révélées par le canard et surtout ce score hallucinant au 5ème set d’un match de tennis à Wimbledon : 70/68. Congrats Nic !

On rentre à Hanoi, demain on part pour dévorer la cerise de notre gâteau Viet : La Baie D’Halong. Avant, on décide de se faire une dernière bonne bouffe tous ensemble. On choisit donc un resto qui propose des spécialités françaises, pour Manue et moi qui ne rentrons pas tout de suite dans notre beau pays, mais aussi des spécialités Vietnamiennes pour mon père.
Le repas est délicieux, tout se passe pour le mieux, Manue part régler l’addition avec notre carte bleu. La carte ne passant pas elle se rabat sur le peu de liquide qu’il nous reste. A la sortie du resto nous nous dirigeons vers un distributeur pour renflouer nos poches lorsque Manue se rend compte qu’elle n’arrive plus à mettre la main sur notre carte. Oups ! La carte a disparu et dans ce pays on peut acheter presque tout sans code confidentiel, double oups !
On fait le chemin inverse (150 mètres) : rien !

On rentre dans le resto mais les serveuses nous assurent que la carte a bien été rendue à Manue (ce dont ma bien-aimée ne se souvient pas). Bref, au bout de 20 minutes on capitule, on contacte notre banque pour faire opposition et commander une nouvelle carte.

Heureusement (dans notre malheur) mon pote Malams nous rejoint dans deux semaines en Indonésie, il pourra nous apporter la nouvelle carte ! D’ici là, on va se démerder….as usual !


 

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